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Présentation : Qui sommes nous ?  U.N.P.E.F                                                                                                         
Union  Nationale des Personnels de l’Éducation et de la Formation                                                                                    

 Historique de l'U.N.P.E.F:

  L’Algérie n’a connu le travail syndical réel qu’avec l’avènement du mouvement national  et pour la première fois dans le secteur des cheminots à Constantine à la fin du 19è siècle  par les colons dans un premier temps ensuite par les algériens au sein de la CGT française proche du parti communiste,il s’en est suivi des tentatives vaines de création d’organisation algériennes jusqu’à l’initiative du MTLD l’héritier du PPA par l’entremise  de deux travailleurs algériens qui ont fréquenté les écoles françaises à l’instar d’Aissat Idir.Ainsi ,après le déclenchement de la révolution de novembre et précisément le 24 février 1956 fut créé l’UGTA malgré l’opposition farouche des autorités coloniales qui ont incarcéré Aissat et certains de ses compagnons et les ont torturés à mort.En dépit de toutes ces conditions atroces les hommes de l’UGTA se sont montrés exemplaires par leurs sacrifices ,leur bravoure aussi bien en  Algérie qu’au au sein de l’émigration et ont pu donné une leçon de courage en réussissant leur première grève générale en 1957.

   Après l’indépendance l’UGTA  s’est métamorphosé en organisation de masse malgré l’opposition farouche des militants les plus fidèles,après quoi le syndicat  caporalisé a perdu de toutes ses prérogatives revendicatives se transformant en une simple vitrine approuvant toutes les politiques prônées par le pouvoir.Et Paradoxalement toutes les voix appelant au  changement et à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs  se sont  retrouvées étouffées et accusées de tous les maux par une minorité de « syndicalistes carriéristes » opportunistes et magouilleurs de toutes sortes qui accepté de vendre les intérêts des travailleurs pour un poste ou une carrière au détriment des vrais militants et particulièrement les plus instruits d’entre eux.

      L’UGTA est devenue par le temps la vitrine politique du pouvoir et les syndicalistes des carriéristes politiques ignorants des aspirations des travailleurs, « opportunistes »par conviction, s’en est suivie une dégradation générale des conditions des travailleurs , une dévalorisation de leur statut  et au premier rang les cadres de l’éducation nationale malgré la disponibilité  des moyens et la richesse du pays.

    Les « pseudo-syndicalistes »ont bénéficié des détachements,de toutes sortes de promotions professionnelles et sociales et d’une liste infinie de privilèges financiers et matériels dans le cadre de la gestion des œuvres sociales et les mutuelles à coup de milliards sans aucune forme de contrôle ou d’inspection  et nous aurons l’occasion d’ouvrir aux éducateurs ces derniers dossiers.

   Avec l’avènement d’octobre 1988 les éducateurs ont vite fait de se débarrasser du  joug syndical et de s’organiser dans des associations locales dans un premier temps, en déclenchant une série de grèves ouvertes sur tout le territoire national particulièrement dans le cycle secondaire qui a été longtemps délaissé au profit des instructeurs et instituteurs qui ont composé l’encadrement de ce syndicat ce qui a eu pour conséquence l’exclusion de la frange la plus cultivée de l’éducation.

    Ainsi les contestations de éducateurs se sont généralisées au point que l’UGTA s’est mise de la partie en infiltrant certains de ses sbires soit pour briser,ou ralentir les mouvements de grèves,a pu détourner la nouvelle classe de syndicalistes enthousiasmés mais inexpérimentés des véritables objectifs.Bref, des représentants de certaines wilayas de l’est se sont réunis

 A Skikda une première fois puis à Annaba une deuxième fois un quorum de 17 wilayas parmi elles ,Alger,Blida et Boumerdess et ont entrepris de s’organiser pour former une organisation malgré l’absence d’un texte réglementaire régissant l’action syndicale,s’en est suivie la réunion organisée par le ministère de l’éducation au sujet de la réforme de l’éducation les 9 et 10 juin 1990 sous la pression de la base.De cette réunion s’est dégagée une commission nationale chargée du suivi de l’application des recommandations contenues dans le rapport général de la réforme de l’éducation qui à  partir de la rentrée de 1989/90  a appelé à une grève générale le 24 septembre1989 et à la surprise générale les éducateurs ont été traités de « microbes » par une célèbre présentatrice du journal de 20 heures ce qui en fait reflétait  la vision des autorités envers le corps de l’éducation qui ,à travers son mouvement n’aspirait qu’à concrétiser les constantes de la nation,sujet qui a constitué  la plate forme du premier projet syndical et le premier noyau de représentants qui se sont réunis au lycée Omar Racem à Alger.

    Après cela les événements se sont succédés pour aboutir à Annaba à l’annonce de la création de l’union nationale des personnels de l’éducation et de la formation au mois d’octobre  et qui a précédé l’organisation du congrès d’El Harache  les jours des 3,4,5 janvier 1990 à la cité des dunes et qui a conduit  à l’installation d’un bureau national présidé par monsieur Rouabhia Mansour malgré l’absence d’un cadre réglementaire régissant l’activité syndicale ce qui n’a pas empêché les éducateurs a recherché qui des deux ministères pouvait agréer le nouveau syndicat,est-ce le ministère du travail ou l’intérieur,et ce n’est qu’en 1990 qu’une loi a été promulguée dans le domaine syndical « cousue » à la mesure des intérêts et avantages de l’UGTA ,sachant que les artifices de représentativité,de financement,de moyens,de facilités administratives étaient toutes au service du syndicat le plus représentatif aux yeux de l’administration, en l’occurrence,l’UGTA.

  Et ce n’est que le 27/10/1990 que l’unpef a pu enregistré sa déclaration de constitution  soit quatre mois après la promulgation de la loi à savoir le 2/6/1990.

  Il est utile de savoir aussi que la plupart de ceux qui ont constitué d’autres syndicats étaient issus des rangs de l’unpef,à l’instar des éléments appartenant au SATEF qui ont participé à la réunion de Constantine,lycée Zighoud et qui se sont retirés à cause d’une histoire d’un sacrilège se rapportant au jeûne du mois du ramadan et ont constitué à Tizi-Ouzou leur propre syndicat par contre ceux qui ont constitué la ligue islamique du travail et qui sont tous issus de l’unpef,ont préféré obéir à l’appel de leur parti,leFIS, créant leur propre syndicat après le refus affiché par la plupart des partisans de l’unpef qui ne voulaient en aucune manière se transformer en vitrine de ce parti  privilégiant la fonction comme trait d’union entre tous les éducateurs et le cours des événements a donné raison à ce choix honnête et de cette manière l’unpef s’est frayé un chemin en janvier 1991,au lycée Omar Racim,en ouvrant l’acte d’adhésion à d’autres wilayas et en consolidant le bureau national .Parallèlement les « carriéristes »  de l’UGTA  ont créé  la fédération nationale des travailleurs de l’éducation

à Sidi Frej durant l’été 1991 avec Aissa Nouasri comme président.Après la victoire du Fis aux élections de juin 1991 et les élections législatives de janvier 1992 et après la destitution de Chadli président et son remplacement par un haut comité d’état présidé par le grand militant Boudiaf l’UGTA a accompli l’erreur monumentale de la création de la commission  du salut de l’Algérie présidée par feu Abdelhak Benhamouda,  s’inscrivant en porte-à faux par rapport au choix du peuple qui et  son positionnement systématique sur les positions  du régime politique en place.Ce choix consommé a conduit à une guerre civile coûteuse et à l’entrée de l’Algérie dans une décennie des plus sanglantes et sa disparition de la scène internationale.Les « carriéristes » de l’UGTA ne se sont pas sentis concernés par cette situation,ils ont continué à briguer des postes,à participer aux différents conseils consultatifs et finalement à créer de toutes pièces le RND pour pouvoir s’offrir des sièges à l’APN.

    Quant à l’unpef qui a été reçu à deux reprises par monsieur Ali Kafi,a décliné l’offre de participation au conseil consultatif croyant au seul suffrage populaire.

   L’union nationale des personnels de l’éducation et de la formation a milité dans des conditions les plus dangereuses et les plus dures  au vu de la situation qu’a traversée le pays,en dépit de tout cela l’unpef a organisé le 29/6/1992,jour de l’assassinat du président Boudiaf, un colloque dont l’intitulé était « l’école algérienne :stratégie et perspectives »qui a été ajourné au mois de juillet 1993 à l’ITE Ben Aknoun ,de même qu’il a été le premier syndicat à publier la première plate forme de revendications collectives dans le journal  El Khabar du 16/4/1992,il a aussi initié une série de grèves,de contestations et de sit-in et qui ont toutes conduit à l’aboutissement de certaines de ses revendications,c’est aussi la premier organisation à revendiquer l’annulation de la décision n°158/94 relative à la gestion des œuvres sociales accaparée et gérée scandaleusement par l’UGTA et l’un des cinq syndicats promoteurs du projet de confédération syndicale des syndicats autonomes (CASA).

   En 1995 a eu lieu le premier congrès au lycée Hassiba Benbouali suivi par le deuxième  en novembre 1999  le troisieme en 2004.

   En ce qui concerne le projet de société,c’est une histoire dont les algériens ont en déjà entendu parler par le passé ,nous sommes les enfants de ce pays et nous constituons son corps et sa matière et nous savons nos pères et nos ancêtres,nous ne les avons jamais cherché dans les cimetières ou dans les livres des colonisateurs ,notre société a existé depuis des millénaires et elle se reconnaît dans chaque algérien qu’il soit chaoui,kabyle,targui,sahraoui ou autre,mais ils restent tous des algériens musulmans authentiques et n’ont par conséquent pas besoin de projet de société nous le laissons  à ceux qui ont des doutes sur leur propre être. Quant à nous notre société a besoin de nous que nous lui préservions ses valeurs, son intégrité, son authenticité, son histoire écrite par le sang des martyrs et combien sont-ils nombreux, nous sommes les garants de cette continuité  par l’école qui a la mission de la sauvegarde de la personnalité dans toutes ses dimensions comme c’est le cas de tout école dans le monde entier, alors nous ne faisons donc pas l’exception et que ceux qui ont un problème de projet de société aillent le chercher ailleurs qu’en Algérie.

   Quand on s’est opposé au projet de réforme dit « Benzaghou »,ce n’était nullement pas une opposition à l’idée de réforme elle même, bien au contraire nous sommes pour une réforme globale qui se fait sur la base d’une évaluation exhaustive sur des bases scientifiques en conservant ce qui a été positif et en bannissant ce qui a été négatif chose qui n’apparaît pas clairement dans le projet, bien au contraire, ce dernier a été un réquisitoire sévère contre l’école depuis l’indépendance, contre les éducateurs qui ont été traités de tous les maux, contre l’islam qui a engendré « l’intégrisme et le terrorisme »,contre l’arabisation, et dans tout cela aucun mot sur les responsabilités des différents « décideurs »,sur l’échec des « planificateurs » et pour conclusion le projet se veut ni plus ni moins qu’une « refondation » de l’école algérienne, notion chère à une certaine élite du pays selon des normes francophones de type néo-colonialiste, mais cette fois au nom du savoir, de l’universalisme, de la modernité ,pour que les enfants de l’Algérie soient les nouveaux serviteurs de valeurs et de culture autres que les leurs et c’est pour cette raison que nous avons dit non.

   Ceci dit nous devons expliquer les raisons de notre réserve à l’égard de ce projet .Premièrement en ce qui concerne les langues vivantes, celles-ci ne constituent nullement un obstacle, bien au contraire l’adhésion de l’Algérie à l’union européenne et prochainement à l’OMC,et l’évolution rapide du monde entier dans tous les domaines nécessitent  une assimilation  de deux ou trois langues étrangères en plus de la langue maternelle, l’Algérie dans ce domaine n’a pratiquement jamais eu une politique des langues étrangères ni une politique d’encouragement de la traduction  et ce depuis l’indépendance. A titre d’exemple l’ancien ministre de l’enseignement supérieur Abdelatif Rahal et l’actuel conseiller à la présidence de la république avait interdit à l’époque aux étudiants l’apprentissage de plus d’une langue étrangère, ironie du sort. Cette situation paradoxale nous a relégué à un niveau d’une république bananière. Ce qui doit être clarifié ici c’est que d’une part, les décideurs comprennent par langues étrangères, le monopole d’une seule langue en l’occurrence le français malgré, le manque flagrant d’enseignants de cette matière et le manque de qualification voire parfois  même l’incompétence d’un bon nombre d’entre eux , et d’autre part on occulte  la position privilégiée de l’anglais dans tous les domaines  particulièrement en informatique. Est-ce cela une politique de valorisation et de diversification des langues étrangères ?

   Quant à l’enseignement des matières scientifiques dans le secondaire en français, avec quel encadrement peuvent-ils accomplir cette mission ?Les arabisants d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux d’autrefois qui pouvaient enseigner dans les deux langues, ou alors veut-on les licencier et les faire remplacer par des coopérants ,qu’on nous le dise. Ensuite, quel est cet état qui accepterait de former ses enfants dans une langue autre que la leur ?La réponse on ne la retrouve que chez certains milieux politiques influents et hostiles à toute forme d’arabisation ou d’originel en Algérie.

  En ce qui concerne maintenant l’éducation islamique qui se retrouve aujourd’hui au cœur des conflits par le fait des thèses défendues par les ennemis de l’Algérie arabo-musulmane parmi le conglomérat des  juifs-chrétiens et athés de l’Algérie ,à savoir la responsabilisation de tout ce qui est islamique dans les maux et problèmes qu’a vécu l’Algérie. Dire aujourd’hui que l’école n’a engendré que des islamistes c’est se contredire, car alors par quelle école sont-ils passés ceux là même qui défendent ces thèses, eux dont leur âge moyen ne dépasse pas la quarantaine ;les membres de l’ANP ou les services de sécurité tous corps confondus et tous ceux qui ont combattu le terrorisme, de quelle école sont-ils issus ? Donc le problème de ces gens là est avec la matière elle même, l’islam.

   Es t-ce notre nombre qui  cause la baisse de nos salaires ?Et est-ce qu’il y a une raison politique ,ou économique à cela ?Ou est-ce un prétexte avancé par ceux qui veulent éloigner l’élite capable d’encadrer l’école algérienne et par conséquent améliorer les résultats.

   Les éducateurs algériens doivent se demander pourquoi  leurs salaires sont  dérisoires par rapport à ceux d’autres licenciés dans d’autres secteurs aussi bien économique que militaire ou sécuritaire.Un simple agent de sécurité à sonatrach gagne plus qu’un proviseur.Quand on sait tout cela on comprendra  la vision de mépris et d’indifférence qu’ont les pouvoirs publics envers la famille de l’éducation qui est prise pour cible qu’on accuse d’avoir engendré le terrorisme et l’intégrisme,d’avoir choisi d’enseigner la langue arabe et donc elle doit être sanctionnée ,c’est cela la vérité.

   Quant à l’argument du nombre élevé d’éducateurs, nous disons que leur nombre,à savoir 500 000 ne peuvent encadrer 8500000 élèves  et nous n’avons qu’à faire la comparaison avec nos voisins,combien de fois nos responsables n’avaient-ils pas vanté que l’école algérienne regroupe à elle seule un nombre comparable à la population tunisienne.

   Donc l’augmentation du pouvoir d’achat  est une nécessité stratégique,et  aucune réforme ne peut réussir sans le passage par une amélioration des conditions socioprofessionnelles de l’enseignant  et sa réhabilitation parmi les cadres la nation ,il faut savoir que dans certains pays arabes l’éducateur occupe le quatrième rang parmi les cadres du pays parce que les compétences doivent être honnorées et servies et le pourcentage du PNB consenti dans notre pays reste en deçà des normes internationales, parce que nos responsables n’ont pas encore compris que le véritable investissement commence par l’homme et son éducation et non par la répression ou l’armement ou  l’investissement des sociétés multinationales

    En conséquence la solution est possible , facile et ne demande qu’une volonté de fer et ce résume dans ce qui suit :

-         L’examen de l’harmonisation des salaires et leur plafonnement pour enrayer définitivement les disparités existants entre les cadres particulièrement ceux qui gagnent autant de fois le snmg ,disparités qui ont fait disparaître la classe moyenne issue de la fonction publique.

-         Le salaire de base doit être révisé parce qu’il est fondé sur des critères   injustes issues de la loi du SGT promulguée en 1985,critères qui ne tiennent pas compte du facteur de responsabilité constituant en grande part le salaire de base de plus cette loi avait considéré notre secteur comme improductif.

-         Il faut aussi revoir la nature des primes ,leurs taux et calculs dans la retraite.

-         Il faut accorder l’importance aux postes d’encadrement et ne pas calculer tout sur le poste d’origine.

-         Il faut aussi réviser tous les composants du salaire conformément  à la fonction et ne pas l’intégrer avec toutes les autres fonctions pour préserver la stabilité du secteur  de ses professeurs et de ses cadres.

-         L’absence d’une prime de responsabilité pour les ordonnateurs et la prime de caisse pour les gestionnaires a dévalorisé le poste de responsable.

-         Quant à la prime de rendement ,elle n’a été acquise  qu’après la contestation des éducateurs de l’unpef en 1989 et qui avaient aussi revendiqué un statut particulier ,les autorités et l’ugta  leur avaient répondu par la promulgation de la sinistre ordonnance 90/49 qui avait traduit le véritable mépris qu’éprouvent les pouvoirs publics à l’égard des éducateurs. Cette prime à caractère discriminatoire est calculée d’une manière générale sur le salaire global(salaire de base+prime d’expérience)et profite à tous les secteurs sauf l’éducation(calcul sur le salaire de base).Ce qui fait que tous les corps de l’enseignement touchent une seule et même prime  et qui ne fait  paradoxalement pas cas de « l’ancienneté » du personnel,ce qui a fait poussé l’unpef à adresser des motions  au chef du gouvernement.

Les œuvres sociales :

   C’est la vache laitière de l’ugta qui a fait perdre temps et argent aux éducateurs depuis la promulgation des lois du SGT de 1978 et celle de 1979  et les ordonnances de 1982 relatives aux mutuelles et œuvres sociales  dont le taux de prélèvement sur la masse salariale était de 3%.A l’époque l’UGTA ne s’est pas donné la peine de revendiquer ce droit pour les éducateurs qui l’ont revendiqué en 1989 par le biais du premier noyau de l’UNPEF qui a obtenu gain de cause par l’organisation par le ministère de l’éducation d’élections de base pour l’élection de la structure de gestion, événement auquel s’est farouchement opposé l’UGTA de son plus haut sommet à la base et ce n’est qu’en 1994, par une incroyable décision  ministérielle n°158/94 qui s’est inscrit en porte à faux par rapport à la constitution ,la pluralité syndicale et toutes les loi de la république, qu’on a offert à la seule UGTA le pouvoir de gestion au vu et au su de tout le monde, en effet,à l’origine un sinistre accord a été conclu par le chef du gouvernement de l’époque Rédha Malek et feu Abdelhak Benhamouda,ce dernier  en vertu de l’accord pouvait gérer cet argent et en contrepartie  devait se désister des arriérés  financiers de la période comprise entre1982 à 1991, représentant un cumul de 255 milliards annuels. Chose promise chose faite, depuis 1994 l’argent des éducateurs est géré par le « syndicat état » qui désigne chaque année un groupe de douze individus rompus à l’opportunisme, la rapine, la dilapidation des biens et  l’utilisation de l’argent des éducateurs  à des fins personnelles  .La première chose que font ces gens c’est l’achat de logements de « fonction »et  leur reconversion en logements personnels, l’achat de véhicules , le gonflage des frais de missions, l’hébergement dans des hôtels de luxe,les voyages touristiques à grand frais, l’encadrement des colonies par des proches et des personnes étrangères à l éducation,etc. Tout cela a été cité par les différents rapports de commissions ministériels ,la presse en général et des témoignages de personnes ayant fréquenté ces gens, il faut dire que le mal est profond. Il faut dire que l’UGTA  a accepté dans un des accords des  tripartites de céder 1% de l’argent des œuvres sociales au profit du FNPOS et en contrepartie ,la construction des logements profiterait essentiellement aux cadres syndicaux, de même qu’ils ont financé des activités syndicales et politiques à coup de milliards et ont déposé d’importantes sommes dans des banques moyennant des ristournes  détournées à des fins personnelles et c’est comme ça qu’on a vu des personnes à l’allure misérable s’embourgeoiser du jour au lendemain  au grand étonnement de tout le monde même leur propre famille. Ce qui laisse encore perplexe c’est l’indifférence totale et le laxisme de tous les appareils de l’état face à tous ces scandales et rapports accablants mettant en cause différents responsables de l’UGTA,les pouvoirs publiques laissent faire et se contentent souvent d’un changement de personnels .

 Nous finirons ce chapitre en disant qu’en ce qui nous concerne nous ferons tout pour dénoncer et libérer le secteur de ces vampires sans foi ni loi….    

 
© 2008 Union Nationale des Personnels de l’Education et de la Formation
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